VAXXED, De la dissimulation à la Catastrophe

J’ai découvert le film lors de la projection du 6 janvier 2018, au cinéma l’Univers de Lille. Comme je l’expliquais en ouvrant la soirée, je me sens concernée en tant que citoyenne par le débat autour des vaccinations et je pense que tous les points de vue doivent pouvoir s’exprimer, d’où ce ciné-débat.

L’annonce de la diffusion du film avait provoqué des réactions parfois vives de la part de certains de nos proches, et de moins proches… « Tissu de mensonges, film complotiste, négationniste ». Il faut ne pas avoir vu Vaxxed pour tenir de tels propos.

Au milieu des années 90 le Dr Wakefield, gastroentérologue britannique, est amené à voir en consultation des enfants autistes présentant de graves troubles intestinaux. Or les parents relataient une régression de leur développement vers l’autisme peu après qu’ils aient subi la vaccination par le ROR. Le Dr Wakefield commence à s’interroger…

Ce vaccin avait déjà fait parler de lui en 1987 au Canada, où il fut retiré suite à la survenue de méningites. Commercialisé au Royaume Uni sous un autre nom, il sera également retiré au bout de 4 ans, mais commercialisé au Brésil avec les mêmes effets…

Le Dr Wakefield se pose alors la question : « Y a- t-il, comme pour la méningite une corrélation entre l’apparition d’autisme et l’âge d’administration de ce vaccin ? »

Face à la multiplication des témoignages l’équipe du Professeur John Walker Smith, à laquelle appartient le Dr Wakefield prépare un article pour interpeler le monde scientifique. Cet article n’affirme rien mais pose des questions et demande d’approfondir les investigations. En attendant il préconise l’usage des trois vaccins séparés. L’article est publié en 1998 dans le Lancet, sans provoquer au départ de rejet de la part de la communauté scientifique.

La question est posée devant le Congrès américain, qui commande alors une étude au CDC[1], l’organisme scientifique le plus respecté de la planète.

Ce n’est que plus tard, suite à la médiatisation d’un procès intenté par des parents que les choses s’enveniment.

Le rapport du CDC parait en 2004, et dédouane le ROR de tout lien avec la survenue de troubles autistiques…

En 2014 le Dr Williams Thompson, qui a participé aux travaux du CDC, contacte Bryan Hooker, biologiste et père d’un enfant devenu autiste après le vaccin, et lui révèle preuves à l’appui que les résultats de l’étude ont été falsifiés.

L’étude avait en fait démontré un pic de l’apparition des troubles autistiques lorsque le vaccin était administré vers 15 mois, et un risque encore majoré pour les enfants d’origine Afro-Américaine.

Le film retrace tout cela, avec comme fil conducteur les propos du lanceur d’alerte et des témoignages de parents, tout en insistant sur la collusion entre l’industrie pharmaceutique et le monde des médias, l’une finançant l’autre.

Il souligne aussi l’intérêt pour les industriels de commercialiser des vaccins. En effet ceux-ci ne sont pas considérés comme des médicaments, et ne sont donc pas soumis aux mêmes exigences avant leur mise sur le marché (comparaison entre une personne ayant reçu le vaccin et une ayant reçu un placébo). Les choses sont donc beaucoup plus simples !

Le film s’achève sur une requête : que le lanceur d’alerte William Thompson soit auditionné par le congrès et qu’une enquête soit diligentée auprès du CDC.

Mais pour l’instant rien ne se passe et le nombre d’enfants autistes dans le monde semble augmenter de façon exponentielle…

 

Il va sans dire que si ce film avait proféré la moindre inexactitude, la moindre erreur, il y a bien longtemps qu’il aurait été attaqué en justice…

Les deux chercheurs qui ont assumé jusqu’au bout l’article du Lancet (dix autres s’étant rétractés…) ont été radiés de l’ordre des médecins britannique.

Mais en 2012, en réponse au recours du Professeur John Walker Smith, la justice a cassé cette décision, arguant que « les décisions de l’ordre reposaient sur des raisonnements inadéquats et superficiels » et que « certaines conclusions étaient tout simplement fausses. ».

Le Professeur John Walker Smith fut donc réhabilité.

Le Dr Wakefield n’ayant pu financer sa participation au recours ne pourra en bénéficier. Mais son honneur se trouve rétabli, par procuration et par contumace.

En conclusion, nous comprenons maintenant les motifs qui animent les défenseurs de la liberté de vacciner, en toute sécurité. Et le choix de ces parents qui préfèrent surveiller de près la santé de leurs enfants que de jouer à la roulette russe, avec des cocktails de vaccins.

Anne BARFÉTY, présidente de l’association Les Patates Chaudes

[1] Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies1 (Centers for Disease Control and Prevention, CDC) forment ensemble la principale agence gouvernementale américaine en matière de protection de la santé publique et de sécurité publique. (source wikipédia)

Le film

Vaxxed, From Cover-Up to Catastrophe réalisé par Andrew Wakefield, révèle comment le risque associant le vaccin ROR à l’incidence d’autisme a été dissimulé par le CDC (Centers for Disease Control and Prevention), l’organisme scientifique le plus écouté de la planète.  S’appuyant sur des preuves incontestables, fournies par les confessions du principal expert de l’étude, ce film dénonce l’un des plus grands scandales de l’histoire de la médecine.

Depuis sa projection aux USA, Vaxxed résonne et impulse un mouvement citoyen, révélant  au grand jour une tragédie dont personne n’avait soupçonné l’ampleur…
À l’occasion de la tournée du film plus de 6000 témoignages ont été recueillis,  dont 1000 ont été filmés : autisme, paralysie, narcolepsie, épilepsie… Tous les vaccins sont en cause et chaque jour de nouvelles voix s’en font l’écho.


Site officiel

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Interview d’Andrew Wakefield par Senta Depuydt à Paris à propos de la polémique autour du film

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