Envoyé spécial à la poursuite de l’alerte rouge!

9 mai 2019 – Tel était le ton et le parti pris visuel de ce nouveau documentaire d’Envoyé Spécial, sur l’épidémie de rougeole, en France, dans le Monde… Digne d’un épisode de Bob Morane, le justicier de tous les temps….

Avant de parcourir ensemble le reportage afin d’en décoder les « infox« , appelées ici « fake-news« , ou « rumeurs-publiées-sur-internet« , je vous livre le commentaire que j’ai publié sur LINKEDIN le 10 mai dernier, à la suite d’une annonce signalant un article du Figaro consacré à ce reportage.

J’ai vu ce reportage ainsi que le mini échange qui a suivi. On ne peut pas dire que ce reportage soit d’une neutralité flagrante… Le seul médecin généraliste interrogé est réticent à la vaccination systématique et nous lit les contre-Indications publiées au VIDAL par le fabricant d’un vaccin contre la rougeole… Mais in fine, on a l’impression que la question du choix éclairé n’est plus à jour de l’Ordre…
Je me souviens de cette époque, année 60, ou la quasi totalité des enfants « faisaient » la rougeole petit, c’était bien alors la « normalité » et une excellente manière d’ailleurs de renforcer son organisme. A cette époque donc, très peu de contagion adulte, car rares étaient les adultes non immunisés naturellement.
Ceux là d’ailleurs avaient déjà la possibilité de se faire vacciner à l’adolescence, par mesure de précaution.
Je me pose donc cette question: l’épidémie de cas avec complication, si vraiment épidémie il y a, n’est-elle pas la conséquence d’une politique de vaccination précoce qui réduit considérablement les chances de s »immuniser naturellement?

Rappel du principe d’expertise: respecter le contradictoire. Or dans ce type d’émission, le mot de la fin est toujours laissé aux représentants de la Voix Officielle.

Mise à jour du 18/05/2019:

Pour introduire directement le reportage, reprenons la présentation qui en est faite sur le site de FRANCE INFO, en commentaire d’un extrait de 3mn et 48 secondes, articulée en 4 paragraphes que je commente. Ensuite nous pourrons commenter le reportage lui même accessible en podcast, en bas de page.

https://www.francetvinfo.fr/sante/politique-de-sante/alerte-rouge-a-la-rougeole_3437269.html

Le surtitre de l’article de France Info, présentant le reportage, est à lui seul une information non étayée: « Le nombre de malades contaminés par le virus de la rougeole a explosé en moins d’un an. Souvent du à un défaut de vaccination« . Or, dans le reportage, l’augmentation de 300% sera citée, mais sans indication de période, ni de rappel des évolutions depuis 2000, date de référence de l’OMS. Par ailleurs, on le verra, aucune réflexion étayée sur les causes de la contamination…

Benjamin Vanherzecke a frôlé la mort« Il n’y a plus le regard sur la vie, on se dit qu’on peut y passer à 32 ans juste pour une histoire de vaccin ou de rougeole. J’étais incapable de me lever, je ne tenais pas debout. » Cinq jours passés en réanimation, avec des maux de tête et de la fièvre (41°C). Benjamin ne sait pas où il a attrapé la rougeole, mais il sait qu’il n’était pas vacciné. Son médecin généraliste a même cru qu’il allait « y passer ».

Deux remarques liminaires: débuter par la présentation d’une victime putative, c’est à dire un adulte trentenaire qui a frôlé la mort – mais il n’est pas mort? – car il n’était pas vacciné. Et sait-on s’il eu des complications, hormis une grande fatigue? Non.

La première question qui aurait pu être posée: a-t-il été en contact avec le virus lors de son enfance? Et de là extrapoler sur le cas des trentenaires, donc nés dans les années 80, au début des campagnes massives de vaccinations précoces et l’abandon par les autorités du principe de surveinnac est d’accompagnement des maladies infantiles.

La seconde est la question de la formation des jeunes médecins, eux mêmes trentenaires, comme la généraliste dudit Benjamin qui déclare: « je ne pensais pas tomber las dessus un jour… je le savais mais je ne pensais pas que cela pouvait arriver, j’ai vraiment cru qu’il allait y passer et c’est trop bête de mourrir de ça aujourd’hui« . Donc la formation des médecins laisse penser que ces cas sont rares? Aucune analyse sur les symptômes? Pas de vérification du carnet de vaccination lors de la première auscultation? On apprendra dans le reportage, comme il est rappelé dans le commentaire sur la séquence consacré à Benjamin (cf ci avant):

« Son médecin pensait plutot à une méningite, elle qui croyait la maladie presque éradiquée : « On voyait bien qu’il se passait quelque chose. Je n’avais pas de diagnostic mis à part des suspicions. Je savais juste que ça ne relevait plus de la médecine de ville. On a eu peur. Je pensais pas tomber là-dessus un jour. Je pensais qu’il allait y passer. C’est vraiment trop bête de mourir de ça aujourd’hui« , détaille la généraliste, la voix émue. 

Second extrait qui démarre par cette question: Pourquoi ce virus que l’on pourrait éliminer continue-t-il à se propager?

Car la rougeole est le virus le plus contagieux au monde, sept fois plus que la grippe ou Ebola. Une personne peut en contaminer 20 autres. 170 pays ont été touchés par une hausse du nombre de malades de 300 % par rapport à l’an dernier.

Remarques: les données sont lancées, sans les contextualiser. Exemple l’augmentation de 300% de malades dans les 170 pays touchés par rapport à l’an dernier. Mais cela représente combien de cas et surtout quelles est la situation pays par pays? On ne le saura pas. Car 300% en moyenne, si la quantité est de 3, cela veut dire que l’année précédente, seul 1 cas était déclaré…

Quelle est l’évolution depuis 30 ans, justement?

Après un simple clic sur le site de l’OMS, je découvre l’article suivant, commentant les chiffres de 2016,

Les décès dus à la rougeole diminuent considérablement mais cette maladie tue encore 

26 octobre 2017 GENÈVE /NEW YORK/ATLANTA

Selon un nouveau rapport publié aujourd’hui par plusieurs organisations de premier plan dans le domaine de la santé, la rougeole a entraîné 90 000 décès en 2016 ce qui représente une baisse de 84% par rapport à 2000, où l’on avait enregistré 550 000 décès attribuables à cette maladie. C’est la première fois que le nombre de décès dus à la rougeole est inférieur à 100 000 par an.

Et un peu plus loin, nous découvrons l’argument de l’OMS pour venir à bout de cette maladie:

«Nous assistons depuis plus de 20 ans à une baisse considérable du nombre de décès dus à la rougeole mais, maintenant, nous devons tout faire pour qu’il n’y ait plus un seul cas. La rougeole sera éliminée seulement si tous les enfants, partout, sont vaccinés contre la maladie», souligne le Dr Jean-Marie Okwo-Bele, Directeur du Département Vaccination, vaccins et produits biologiques de l’OMS.

Mais alors, ce souhait se heurte bien évidemment à l’impossibilité d’arriver à ce résultat de couverture vaccinale, sauf à penser qu’il n’existe jamais aucun motif réel de contrindication, comme ceux invoqués par les personnes immunodéficientes, qui dans ce raisonnement ne pourraient pas être protégées, donc condamnées soit à vivre en milieu protégée, soit considérées comme quantité négligeable, au titre des dommages collatéraux… Mais plutôt que ce se poser la question, les journalistes embrayent que un sujet bien plus polémique: celui des médecins réfractaires.

Refus du vaccin

Mais alors pourquoi continue-t-il à se propager ? Certains médecins ont lancé un mouvement de défiance vis-à-vis du vaccin. Ils mettent en garde contre des problèmes qui pourraient affecter le « système neveux ». Sauf que les risques sont faibles et qu’ils n’ont jamais pu être quantifiés.
Un mouvement antivaccins a aussi vu le jour. Des parents jugent que le vaccin est plus dangereux que virus lui-même.

Ce passage est instructif. On y apprend, sans que cel soit contesté par les journalistes, que des contre-indications sont explicites dans les notices des vaccins contre la rougeole, et publiées dans la bible du généraliste: le VIDAL.

Suite à la question « c’est quoi la probabilité d’avoir des complications? », le « pédiatre homéopathe » de répondre: « et bien on n’en sait rien justement, fréquence indéterminée, parce que rien n’est déclaré…« . Ce qui autorise le commentaire off du journaliste: « Mais les risques de subir ces effets secondaires sont tellement faibles, qu’ils n’ont jamais pu être quantifiés.« 

Oui, vous avez bien assisté à une « infox » médiatique, rumeur reprise sur les réseaux sociaux par les ayatollahs e la vaccination : « si les cas de complications dus au vaccins étaient importants, cela se saurait« . Or du point de vue de l’expert, le raisonnement du journaliste est erroné. Comment peut-on affirmer que la preuve que le risque de subir un effet secondaire est insignifiant au motif qu’il échapperait aux protocoles de quantification, alors même que le médecin vient d’affirmer que « rien n’était déclaré ». Et c’est bien le problème. Ou trouver les données fiables et opposables tant celles relatives aux décès liés au virus de la rougeole, que celles relatives aux effets secondaire survenus après une vaccination, si dans ion cas la maladie est considérée comme maladie à déclaration obligatoire, alors que par contre les maladies ou effets secondaires suite à l’administration d’un vaccin ne font pas l’objet d’un enregistrement obligatoire?

Des parents ont peur que leurs enfants deviennent autistes. Une théorie lancée par un médecin anglais dont les résultats de thèses se sont révélés faux.
Aujourd’hui, le virus est l’un des plus surveillés au monde.

Sur cette question, un article spécifique sera rédigé, car il apparait que des extrait illustrant le propos des journalistes auraient été extraits de vidéogrammes publiés sur des sites privé, sans l’autorisation des auteurs.

ROUGEOLE, L’ALERTE ROUGE – FRANCE 2 – ENVOYÉ SPÉCIAL – 9 MAI 2019

Avertissement: le reportage publié ne comprend pas les commentaires à l’issue de la projection. Dommage, nous ne pourrons commenter les propos de l’invitée : Brigitte Autran, professeur émérite en immunologie, venue promouvoir le site d’information officiel: www.vaccination-info-service.fr

Trouvé sur le site officiel, une réponse à la question « La vaccination comporte-t-elle ds risques? »

Plusieurs centaines de millions de personnes sont vaccinées chaque année en France et dans le monde. La plupart des réactions vaccinales sont mineures et passagères, et les éventuels effets indésirables des vaccins sont très surveillés. Le risque de développer une maladie grave en ne se vaccinant pas est beaucoup plus important que celui de voir apparaître un effet indésirable lié à la vaccination.
Comme pour tous les médicaments, les vaccins peuvent provoquer des effets indésirables (ou effets secondaires). Les effets indésirables les plus fréquents sont une fièvre légère et une douleur ou une rougeur au point d’injection. Les effets indésirables graves sont très rares et font l’objet d’un suivi et de recherches approfondies lorsqu’ils surviennent.
La déclaration des éventuels effets indésirables, qu’ils soient graves ou non, par les professionnels de santé et par les patients, permet de faire progresser en permanence la sécurité des vaccins.

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